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18 Juillet 2018 à 01h38 - 168

Les usagers bancaires en France, charmés par les banques à distance

Le vingtième des usagers bancaires en France, c’est tout ce que les banques à distance possèdent comme clients pour le moment. Pourtant, il n’est pas faux de déclarer que les Français sont incités par l’usage de ces institutions bancaires en ligne. Pour preuve l’année dernière, 36 % des comptes ouverts se réalisaient dans les banques sans guichets ; ce pourcentage revient à un nombre de 1,3 million de nouveaux clients. D’après le grand spécialiste de la banque en ligne en France, ces enseignes qui sont présentes sur le marché depuis peu enregistrent une croissance marquée.

Néobanques : une entrée en vitesse

Banques en ligne, banques mobiles et néobanques font leur apparition dans le paysage bancaire. Ces nouveaux modèles de finance modifient le monde de la banque en entrant en concurrence avec les banques traditionnelles. La percée de ces modèles bancaires sur le marché fait preuve de rapidité et de plus en plus d’usagers se tournent aujourd’hui vers les néobanques. D’ailleurs, ces institutions se montrent généreuses en accordant des cadeaux aux nouveaux venus. Les bonus de bienvenue dans les banques mobiles tournent en général autour d’une centaine d’euros. Côté produits, les néobanques essaient déjà de se diversifier afin de couvrir les besoins des usagers. De nouveaux produits ont ainsi été lancés en 2017, à savoir : • C-Zam, un compte signé Carrefour, en fonction depuis avril ; • Le compte d’Orange Bank établi depuis novembre.

Consommateurs des banques en ligne : pas encore assez de mobilité

Des opérations d’ouverture de comptes pullulent dans les banques à distance. Cela marque l’attrait des Français pour ces modèles d’établissement. En revanche, le taux de mobilité des usagers bancaires vers les banques en ligne reste encore faible.

Progrès des banques en ligne dans l’équipement

Les produits offerts par les banques à distance ne cessent pas de se développer. Hormis les opérations courantes, ces enseignes proposent des offres de crédit : prêts à la consommation et crédits immo pour certains. Les consommateurs peuvent également souscrire à des plans ou des livrets d’épargne. Des comptes d’investissement permettent aux passionnés de profits de décupler leurs placements. La couverture des produits des banques en ligne tend aussi à égaler celle proposée par les banques traditionnelles.

Réticence à changer radicalement de banque

Les consommateurs des banques en ligne acceptent de s’équiper des produits bancaires à distance. Pourtant, la plupart n’ont pas encore décidé de quitter leur établissement d’origine. Inès Mercereau a établi un rapport concernant les banques. Selon cette étude, seulement 4,5 % des consommateurs bancaires ont quitté leurs anciennes enseignes. Une telle situation de l’année 2017 s’approche de ce qui se passait en 2014.

Existence de contrôle par le gendarme bancaire

Les établissements en ligne ne passent pas inaperçus par les autorités de contrôle. L’ACPR s’assure des effets exercés par les banques à distance sur la stabilité du monde financier.

Qu’observe le gendarme bancaire ?

Le rythme suivi par les enseignes pour conquérir les consommateurs passe à la loupe des régulateurs. Ceux-ci évaluent les dépenses d’investissements des banques en ligne en terme de marketing. Il est également question de rentabilité des institutions. L’ACPR étudie l’activité ou l’opportunisme des clients ainsi que leur rapport.

La rentabilité des banques en ligne, remise en question

Des résultats négatifs, telles sont les inscriptions lues dans les états financiers des banques en ligne. La banque du Groupe Orange enregistre en 2017, une grosse perte de 75,9 millions d’euros. La filiale du Crédit Agricole, BforBank, subit un résultat négatif de 20,2 millions. Pour Monabanq, les pertes atteignent les 8,6 millions d’euros. Même le pionnier du domaine, Boursorama Banque, réalise un déficit de plus de 48 millions d’euros. Ces comptes peuvent être vérifiés au bulletin des annonces.

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